🔜 HEY YOU
Il est communĂ©ment admis qu’on est supposĂ© rencontrer l’ Amour au moment oĂą on s’y attend le moins,
et lorsqu’on s’aime enfin soi-mĂŞme.
Tous les livres de dĂ©veloppement personnel sont unanimes, comme si cette vĂ©ritĂ© absolue dĂ©coulait d’une convention internationale ou d’un thĂ©orème aussi complexe qu’irrĂ©futable.
Il n’y a rien de moins vrai. J’aurai du le rencontrer il y’a 20 ans lors d’un mariage de tĂ©moin de JĂ©hovah…qui s’est soldĂ© comme 3 unions sur 4 en IDF, par un divorce.
J’y suis allĂ©e sans m’attendre Ă rien d’autre qu’ un ennui mortel,
et je ne pouvais que m’aimer avec 20 ans de moins, une taille encore fine, des seins toujours hauts et une peau qui aurait alors fait pâlir d’envie la plus rĂ©ussie des mousses au chocolat, souple, dense et vaporeuse.
Je m’y suis effectivement ennuyĂ©e comme jamais. Comment osent-ils appeler leurs revues « Reveillez-vous »? Très mauvaise blague!
Il nous Ă©tait interdit de danser et le mariage a virĂ© » interro surprise sur l’ Armageddon ».
Habituellement les mariages sawas sont des guerres de tranchĂ©es, autour du DJ, entre jeunes (Rb’n’b-HipHop) et vieux (Makossa old school).
Vers 5 heures du matin, absolument excĂ©dĂ©s d’avoir fait le dĂ©placement depuis Paris pour un cours magistral en thĂ©ologie mĂ©diĂ©vale,
nous avons conclu une trĂŞve exceptionnelle et avons kidnappĂ© le DJ pour qu’ils nous permettent de danser au moins une heure ou deux avant extinction des feux.
Je n’y ai rencontrĂ© qu’une vĂ©ritĂ© cachĂ©e (le monde en cache des tas…comme le Harcèlement en rĂ©seau, corollaire de toutes dĂ©mocraties vidĂ©e de son essence):
l’ Amour est cyclique: il ne dure pas. Les habitudes, si en revanche…telle une paisible doublure dans une scène survoltĂ©e, qu’on suppose portĂ©e par une Ă©ternelle adrĂ©naline.
Hey you,
ces deux mariĂ©s, temoins de JĂ©hovah ont eu le culot d’annoncer leur divorce.
Mais c’Ă©tait sans compter sur la langue acerbe de nos tanties:
– « Ils vont caler dans leurs mariages comme on a calĂ© dans nos chaises, le jour lĂ . On va voir qui va divorcer »
Hey you,
L’amour n’a jamais durĂ© plus de 3 ans pour toi,
et cela fait 7 ans (si ce n’est plus) qu’il a dĂ©sertĂ© ta vie…mais ça ira.
Tu t’aimes toujours et tu ne t’attends toujours Ă rien, après tout:
Faites-moi mentir HAHA AHAH…
Hey you,
le « faites-moi mentir » ne s’adressait pas aux harceleurs en rĂ©seau, maillons intermĂ©diaires entre Hitler et Mengele,
qui se sont découverts une vocation de marieuses sur le tard.
Leur petit manège désarticulé, rempli de Kromprommat, tourne tous les jours.
Mais sans moi!
Hey you,
Ca ira vraiment.
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Hey you_2
 Problématiques de femmes noires pressées, en vrac:
 Je dois aller me faire coiffer! Je dois rester relativement coquette, quelque soient mes difficultĂ©s, et la façon dont elles altèrent mon capital santĂ©. Il faut crever Ă©lĂ©gamment.Â
« Le pouvoir de l’homme, c’est sa femme. le pouvoir de la femme…ce sont ses cheveux ! »disaient dĂ©jĂ nos aieules.
Or la virĂ©e chez le coiffeur monopolise, en gĂ©nĂ©ral, la moitiĂ© de la semaine d’ une femme noire qui a le temps, entre son arrivĂ©e dans le salon de coiffure et son depart, de voir toutes les saisons de l’annĂ©e dĂ©filer.
Certes, j’ai toujours eu des filaments de cheveux blancs, mais c’est toute une mèche qui a eu le temps de blanchir la dernière fois que j’y Ă©tais.
Cette phrase…. » Je finis un shampooing et je vous prends tout de suite » devrait etre un top depart pour les sprint du 200 mètres.
J’aurai du fuir. Je suis restĂ©e.
Et puis qu’est ce qu’elles ont Ă malmener nos cheveux, comme s’il Ă©tait impossible de les manipuler sans agressivitĂ© et sans fracture du cou!
Enfin, ces coiffeuses savent toujours mieux que nous ce que nous voulons, sur nos propres tĂŞtes:
» Comment ça, ce ne sont pas des knotless?! Je suis une professionnelle, je SAIS quand mĂŞme ce que je fais… »
Puis pianotant furieusement sur le portable, elles vous montrent une photo de vĂ©ritables knockless, qui n’ont rien Ă voir avec les vulgaires pousses de bambou qu’elles sont en train de planter sur votre crâne.
Bref, je vais prendre rendez-vous et leur demander des vanilles…avec un peu de chance, j’aurai peut-ĂŞtre des nattes collĂ©s.
                  Discussion de salon de coiffure ….
– C’est hallucinant toutes ces histoires de viols, agressions, sexuelles,…Y’en a une chaque semaine! Encore une avec cet homme cĂ©lèbre…comme s’il avait besoin d’en arriver lĂ !
– Ca veut rien dire la cĂ©lĂ©britĂ©, rĂ©torque la voix nazillarde de celle qui dĂ©sarticule mes cervicales tout en testant la soliditĂ© de ma fibre capillaire.
« Vous saviez que Skipper Ă©tait un violeur? prĂ©cise t-elle
– Skipper, le dauphin?
– Ouais! Les dauphins sont des violeurs et prĂ©dateurs en puissance, alors qu’ils jouissent d’une excellente rĂ©putation
– Mais n’importe quoi!!!
Pianotant Ă nouveau furieusement sur son portable:
– VoilĂ ! Source radio France: « l’ocĂ©an pour les femelles dauphins est un paysage de la peur, le théâtre de confrontations rĂ©gulières avec des mâles violeurs en puissance (...)Concrètement, trois ou quatre mâles encadrent une femelle, leur pĂ©nis en Ă©rection, en essayant de forcer la copulation«
– Il parait que certains ont dĂ©jĂ agressĂ© des ĂŞtres humains, rajoute une cliente en train de tranquillement prendre racine, au point de donner des fruits.
– Moi, je dis qu’il faudrait rajouter un hashtag #MeTooDolphins
Je tente d’Ă©lever un peu le dĂ©bat:
– Et vous pensez quoi des prochaines Ă©lections prĂ©sidentielles amĂ©ricaines?
– Quoi, toi aussi tu penses que Kamala et Rachel Dolezal sont une seule et mĂŞme personne?!
J’abandonne et m’isole dans un silence stoique. A vrai dire, je ne me suis pas passionnĂ©e comme beaucoup de mes connaissances pour l’ Ă©lection prĂ©sidentielle amĂ©ricaine. Faudrait-il avoir un avis sur tout?
Je ne le pense pas.
Cependant, j’ai Ă©tĂ© interpellĂ© par l’instrumentalisation de la notion de « Blackness », comme si l’hĂ©ritage gĂ©nĂ©tique ne suffisait pas en soi, Ă faire l’Ă©conomie de ce dĂ©bat.
Et j’ai Ă©tĂ© encore plus Ă©tonnĂ©e par le concept avancĂ© par le clan adverse:
L’ ATOUT NOIR.
Qu’est ce que cela signifie s’agissant d’une personne qui ne revendique ce patrimoine gĂ©nĂ©tique que depuis 2 heures?
Cela m’a d’autant plus choquĂ© que les partisans de Kamala Harris du moins en Europe (France et Angleterre….Ben oui, c’est Ă peu près l’Ă©tendue du territoire europĂ©en pour les amĂ©ricains),
que l’on peut considĂ©rer comme Ă©tant « noirs »,
sont aussi ceux qui volent et spolient ma propriĂ©tĂ© intellectuelle, sans la moindre considĂ©ration pour la notion d’esclavage moderne…
confirmant ainsi que le racisme est bien SOCIAL.
– En tout cas, j’espère qu’elle va gagner!, rajoute la coiffeuse, J’aime bien ses cheveux!
(@Tous droits réservés)
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HEY YOU_3
Mon regard MĂ©roĂŻtique dĂ©crypte sans efforts n’importe quel langage, et la moindre inflexion des locuteurs, mĂŞme s’ils gardent le silence. Leurs corps, tout comme l’espace vide entre eux et moi, parlent pour eux:
– Ces deux femmes fardĂ©es qui nous attendent et nous filment ostentatoirement dans le hall d’un hotel, suivie d’une invitation (que je dĂ©cline) Ă monter la première afin qu’il puisse rĂ©gler la note….
– Les moqueries insidieuses d’une cousine malveillante sur le mode du « double-langage », et ma vie qui dĂ©raille Ă chaque fois qu’elle est dans les parages.
J’ avais vu en rĂŞve son comportement dichotomique des annĂ©es avant qu’il n’Ă©clate au grand jour: ses gestes en complète opposition avec sa voix et son regard plein de sollicitude, m’avaient alors laissĂ© dans une incomprĂ©hension, aujourd’hui dissipĂ©e.
– Et ce jour-lĂ , une voiture de flic, postĂ©e de l’autre cĂ´tĂ© de la rue. Des hommes en uniforme, enfoncĂ©s dans leur siège. Des hommes en uniforme qui n’ont jamais Ă©tĂ© lĂ pour moi et dont je dois encore plus me mĂ©fier que des dĂ©linquant(e)s qui hantent mon quotidien…
Lors du premier passage, j’enregistre leur prĂ©sence. C’est un premier niveau d’alerte.
Nous allons à la laverie publique qui jouxte le supermarché, que peuvent ils bien nous reprocher? De porter des sacs trop lourds? Délit de linge mal séché?
Au deuxième passage, le clochard-indic qui Ă©tait jusqu’ici immobile et silencieux comme un arbre centenaire, se montre « passif-agressif » envers ma fille qu’il singe ostentatoirement, en battant, grotesque, des cils.
C’est au 3Ă© passage que je l’interpelle en soulignant son attitude inconvenante envers une enfant de 6 ans. Sa folie s’Ă©vapore: le gars se transforme en Ă©loquent tribun et manque de me sortir un article de loi , assorti de la dernière jurisprudence…en se dirigeant d’un pas « menaçant » vers ma fille. Il agite ses paluches grises qu’on ne distingue plus des bouts de cartons ou de bois effritĂ© qu’il empile autour de sa tente….reculant quand mĂŞme de deux pas. Il sait TRES bien ce qu’il fait.
Il le sait d’autant mieux qu’il joue avec les limites et tire probablement cette confiance du fait que la Police est complètement dysfonctionnelle, pour rester dans l’euphĂ©misme.
Les hommes en uniforme ne prennent aucune de nos plaintes… Ă moins que nous ne leur prĂ©sentions un jour, un de nos cadavres.
Sans certitude cependant: « C’est politique », disent-ils entre eux.
Le clochard-indic’ demande Ă ma fille si elle mange bien…Petit clin d’oeil Ă l’utilisation d’armes Ă Ă©nergie dirigĂ©e sur nous certains soirs, qui ont abimĂ© ma peau, ses dents et empĂŞche tout nutriment et hydratation de durablement se fixer dans nos organismes Ă©prouvĂ©s.
Ses prĂ©jugĂ©s sont aussi fĂ©tides que son odeur, mais il n’est pas franchement raciste: il cite dĂ©mocratiquement « Alpha Blondy qui se foutrait de ma gueule »,
et « Lavoine qui chante les yeux-revolvers ».
Il ne fait mention d’aucun chanteur arabo-musulman: sa folie a des limites. Je le filme.
Le soir, on fait un BRAINSTORMING sur son cas: il a dĂ©jĂ menacĂ© ma fille adolescente après qu’elle lui ait dit bonjour, en la poursuivant sur quelques mètres. Elle prend depuis un dĂ©tour, plus long.
Et, cultivant le paradoxe, il a reproché un jour à mon fils, jeune adulte, de ne pas lui avoir dit bonjour.
On rit en se rappelant que toutes les cours royales ont leur fou, leur bouffon : la cour des miracles qu’est le 93 n’y Ă©chappent pas….
Hey you!
En parlant de royautĂ©, total HS, mais le Roi d’Angleterre est en visite officielle en ce moment en Australie.
Il parait que c’est lĂ que se perd la trace du TRESOR des rois Sawas, proches de l’aristocratie anglaise Ă l’Ă©poque de leur grand empire.
L’argent a toujours Ă©tĂ© un problème pour ceux qui n’ont pas le capital social leur permettant de le conserver, et le faire prospĂ©rer.
S’il n’a ni odeur, ni couleur, l’Argent a cependant de mystĂ©rieux circuits qui lui sont propres, jalousement gardĂ©s par une caste restreinte d’hommes ne partageant que rarement le pouvoir.
(@Tous droits réservés)